Approbation du projet de plan de prévention du bruit dans l’environnement

Madame la Présidente, mes cher.es collègues,

Alors que les Métropoles exercent de plein droit, en lieu et place des communes membres, les compétences en matière de protection et de mise en valeur de l’environnement et de politique du cadre de vie dont la compétence de lutte « contre les nuisances sonores », l’approbation de ce nouveau PPBE, couplé avec le PAQAM (adopté au dernier conseil), est essentielle.

Je vais ici vous parler de nos agissements en matière de bruit.

Dans notre environnement sonore quotidien, le bruit, généré par l’usage des infrastructures routières, ferroviaires, aéroportuaires et industrielles, atteint très largement à notre qualité, à notre cadre de vie, mais également à notre santé mentale. Je le disais déjà au Conseil d’octobre 2023, en France, plus de 9,8 millions de personnes seraient affectées par une forte gêne dont 3,3 millions par de fortes perturbations de leur sommeil liées au bruit des transports tous confondus, selon la revue du Haut Conseil de la santé publique. Dans le monde, c’est plus de 460 millions de personnes qui subissent actuellement une perte auditive selon l’OMS, qui en prévoit 700 millions d’ici à 2050.

Dans nos communes, nos habitantes et nos habitants ne sont pas toutes et tous exposés de la même manière au bruit. Les enfants, les seniors et les plus précaires étant considérés comme les personnes les plus sensibles. Pour que cela parle à tout le monde, voici quelques notions sur la perception du bruit routier : un poids-lourd représente environ 4 voitures d’un point de vue acoustique, toujours ce même poids-lourd roulant à 50km/h représente 90 dB, quant un klaxon s’élève à 95 dB. Et ceux-ci circulent et passent devant les écoles mais aussi aux abords des maisons de repos.

Ce travail, que nous portons aujourd’hui en délibération, s’appuie en partie sur les cartes de bruits stratégiques précédemment adoptées. Ces cartes qui montrent déjà que depuis quelques années, ce bruit routier reste la source sonore responsable de l’exposition au bruit de la plus grande part de la population.

Ce PPBE interviendra donc sur les zones les plus exposées du territoire, à l’attention des publics les plus sensibles, dans un objectif de réduction des inégalités sociales, environnementales et territoriales de santé.

Il se traduira ensuite par des aménagements du territoire appropriés. Je pense ici à ce qui a déjà été fait, à savoir de réduire la vitesse des véhicules pour faire baisser le bruit à la source ou encore à l’utilisation des sols réfléchissants/absorbants quant on sait que la propagation du bruit est influencée par celui-ci. Je vois également, aujourd’hui, des ambitions plus fortes encore dans ce PPBE, alliant plusieurs de nos convictions comme celle de la nature en ville, avec la volonté de végétaliser dès que possible les revêtements des plateformes de tramways pour créer une ambiance plus apaisée.

En favorisant le report modal vers les modes actifs, en encourageant des alternatives plus silencieuses que la voiture, en réduisant les vitesses de circulation, en organisation la logistique urbaine et en modifiant la circulation, Nantes Métropole fait ici encore le choix d’agir pour diminuer les nuisances sonores dues au transport routier.

Madame la Présidente, mes cher.es collègues,

Je vous remercie.

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